En France, vous pouvez créer une SAS ou une SARL avec 1 € de capital. Il vous faut des statuts, un dépôt du capital auprès d’une banque ou d’un notaire, une annonce légale et un dossier sur le Guichet des formalités des entreprises. Voici le chemin, étape par étape.
SAS, SARL ou entreprise individuelle
- Entreprise individuelle (EI). La voie la plus rapide, sans capital. Votre patrimoine personnel est séparé par la loi de votre patrimoine professionnel, mais il n’y a ni associés ni titres à céder.
- SAS (ou SASU avec un associé unique). La forme habituelle des start-up : statuts très souples et entrée facile des investisseurs. Au moins la moitié des apports en numéraire est libérée à la constitution.
- SARL (ou EURL avec un associé unique). Plus encadrée par la loi, fréquente dans les entreprises familiales. Au moins un cinquième des apports en numéraire est libéré.
Dans les deux cas, le solde du capital est libéré dans les cinq ans suivant l’immatriculation.
Les étapes, dans cet ordre
Statuts
Ils fixent la dénomination, le siège, l’objet, le capital et la direction. En SAS, vous décidez presque tout : la prise de décision, l’entrée de nouveaux associés, ce qui se passe en cas de départ. Si vous attendez des investisseurs, cela vaut la peine d’y consacrer du temps.
Dépôt du capital
Vous ouvrez un compte bloqué au nom de la société en formation, auprès d’une banque ou d’un notaire, et y déposez le capital. Vous recevez un certificat de dépôt. Les fonds restent bloqués jusqu’à l’immatriculation.
Annonce légale
Vous publiez l’avis de constitution dans un support habilité à recevoir les annonces légales. Son prix est réglementé.
Dossier et immatriculation
Vous déposez statuts, certificat de dépôt, annonce et informations sur les dirigeants sur le Guichet des formalités des entreprises (INPI). À l’immatriculation, vous recevez le Kbis, qui prouve l’existence de la société, et la banque débloque le capital.
Impôts et TVA
L’immatriculation enregistre aussi la société auprès des impôts. Vous choisissez votre régime de TVA : en 2026, vous pouvez rester en franchise si vous ne dépassez pas 85 000 € en ventes ou 37 500 € en services. Au 1er janvier 2027, le régime simplifié disparaît et, jusqu’à 1 M€ de chiffre d’affaires, la TVA se déclare chaque trimestre.
Comptabilité et facturation électronique
Vous tenez une comptabilité dès le premier jour et, depuis le 1er septembre 2026, vous devez pouvoir recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée. Les PME devront les émettre à partir du 1er septembre 2027. Chaque année, les comptes sont approuvés puis déposés au greffe dans le mois (deux mois par voie électronique).
Coûts
L’annonce légale et l’immatriculation ont des tarifs réglementés ; si un notaire intervient, ses honoraires s’ajoutent. Nous vous donnons le total avant de commencer.
Erreurs fréquentes
- Copier des statuts types. En SAS, les statuts sont vos règles du jeu.
- Signer des contrats importants avant le Kbis. Mieux vaut attendre l’immatriculation.
- Traiter le capital comme de l’argent personnel. Il appartient à la société.
- Oublier la plateforme de facturation électronique. La réception est déjà obligatoire.
- Repousser la comptabilité à la fin de l’année. La TVA se déclare chaque mois ou chaque trimestre.
Votre liste
- Forme juridique choisie : SAS ou SARL.
- Statuts signés.
- Capital déposé et certificat de la banque ou du notaire.
- Annonce légale publiée.
- Dossier sur le Guichet des formalités et Kbis.
- Régime de TVA et plateforme de facturation électronique.
- Comptabilité dès le premier jour.
Si vous le souhaitez, nous le faisons avec vous : nous choisissons la forme juridique, préparons les statuts avec votre avocat si besoin et mettons la comptabilité en place pour le démarrage. La création est à prix fixe.
Données vérifiées auprès des sources officielles le 1 novembre 2026. Elles changent chaque année : confirmez-les avant d’agir.



